Dozulé : les apparitions de la Croix Glorieuse dans le ciel

Les apparitions de Dozulé peuvent être réparties en deux épisodes distincts, les apparitions de la Croix Glorieuse dans le ciel d’abord, puis les apparitions du Christ et de Saint-Michel à Madeleine Aumont, mère de famille normande âgée de 47 ans.
Madeleine Aumont, simple mère de famille à la vie monotone et bien réglée
Madeleine Aumont habite à Dozulé, en Normandie, dans le pays d’Auge, à une dizaine de kilomètres au sud de Dives-sur-Mer, Houlgate et Cabourg.
Elle est couturière, mariée et mère de cinq enfants.

Tous les jours à 4 heures du matin, elle prépare le petit-déjeuner de son mari Roland Aumont, qui doit se rendre très tôt à son travail, à l’usine de Tréfiméteaux, à Dives-sur-Mer.
Elle s’occupe de sa vieille maman, Victorine Marguerite qui, depuis la mort de son mari, vit avec elle et ses enfants.
Elle prépare également le petit-déjeuner de ses enfants avant le départ à l’école.
Pressée par ses obligations familiales, prétextant la distance de l’église, Madeleine délaisse peu à peu la pratique religieuse.
Madeleine le regrette pour elle et plus encore pour ses enfants. La foi s’étiole.
Quatre ans se passent avant qu’elle n’assiste de nouveau aux fêtes de Pâques. Poussée par sa mère, elle se décide avant à faire une bonne confession. Elle appelle ça « la toilette de l’âme. » Elle communie naturellement le jour de Pâques puis le dimanche suivant, et ce jour-là, l’impensable se produit.
Les premières grâces divines
« Avant même d’arriver à ma chaise, dit-elle, j’ai ressenti comme une défaillance, quelque chose que, de ma vie, je n’avais jamais ressenti, comme si quelque chose se transformait en moi, quelque chose de merveilleux. Une douceur inexplicable me possédait. Il me semblait que je venais de découvrir un autre monde. J’étais ivre de joie, de bonheur. »
Cette communion du 12 avril 1970 transforme définitivement sa vie. Désormais, à chaque messe et durant deux ans, elle recevra ces grâces eucharistiques qui la préparent en quelque sorte à sa future mission.

Elle relate cette année marquante dans son cahier d’écolier : « Sachez que l’année 70 qui vient de s’écouler, aura été, pour moi, la plus merveilleuse de toutes mes années passées. La joie spirituelle que Jésus m’a donnée par sa présence réelle dans l’Hostie consacrée m’a transformée totalement de ma routine journalière, qui était plutôt sans aucun intérêt.
La vie était plutôt lugubre : le manque d’argent, parfois, chez l’ouvrier, cinq enfants à élever, travailler du matin au soir, sans avoir rien à prévoir de meilleur ; je n’ai jamais sorti ; je n’ai jamais voyagé.
Cependant, j’avais pourtant un peu de croyance en Dieu. Et je me disais parfois : quand on est mort, on est peut-être plus heureux que sur cette terre.
Mais si vous saviez ce que le Seigneur m’a apporté en se manifestant à moi : la vie, qui me paraissait assez difficile, est devenue si facile, si belle qu’elle vaut la peine d’être vécue, avec ses joies, mais aussi ses peines, ses souffrances. Le Christ, lui-même, n’a-t-il pas souffert pour nous tous ?
Elle poursuit : « Si vous lisez ces quelques pages, ayez confiance, quoi qu’il vous arrive. Soyez toujours dans la joie : le ciel est au bout de notre vie terrestre. Et la joie que nous possédons parfois sur cette terre n’est rien à comparer avec cette joie spirituelle que nous posséderons après notre mort.
Nous serons dans un ravissement sans fin. Je peux vous l’affirmer. »
« Ecce crucem domini »
Le mardi Saint 28 mars 1972 à 04H35 a lieu la première apparition. Après une lumière éblouissante, une croix lumineuse se forme dans le Ciel. Une croix plus brillante que le jour.
Puis une première voix forte, grave, importante se fait entendre : « Ecce Crucem Domini » qui signifie « voici la croix du Seigneur. »
Puis une deuxième voix cette fois-ci douce lui prononce à l’oreille : « Vous ferez connaître cette croix et vous la porterez. »
Lors de la deuxième apparition, le mercredi 8 novembre 1972 à 04H35, une croix lumineuse se reforme dans le ciel.
Cette fois, elle entend une voix très proche, très douce et très triste dire :
« Pénitence, pénitence, il est temps de sauver tous ces pécheurs qui n’aiment pas Jésus. »

Le jeudi 7 décembre 1972 à 04h35 se produit la troisième apparition.
Au même endroit sur la haute butte, une clarté éblouissante comme un éclair, puis la Croix merveilleuse se forme et Madeleine entend une voix d’en haut qui dit en latin : « Audivi vocem de caelo dicentem mihi » (« j’ai entendu une voix du ciel qui me disait « ) puis elle entend, cette fois-ci, en français : « Dites au prêtre de faire élever à cet endroit la Croix Glorieuse et au pied un Sanctuaire. Tous viendront s’y repentir et y trouver la Paix et la Joie. »
Le mardi 19 décembre 1972, la quatrième apparition se produit accompagnée d’une voix très douce qui prévient : « Vous verrez cette Croix encore trois fois. »
Dès le lendemain, Madeleine revoit la croix suivie de ce message : « Dites au prêtre que la Croix glorieuse, élevée à cet endroit, soit comparable à Jérusalem. »
Enfin, la dernière et sixième apparition de la Croix a lieu le 21 décembre 1972 toujours à 04h35. cette même voix douce lui dicte : « Auriez-vous la bonté de dire à l’Evêché que le prêtre ne doit pas quitter sa paroisse avant l’accomplissement de la tâche qui lui est demandé ».
Ce message est important car effectivement le prêtre partira en 1977 alors que les apparitions du Christ ne sont toujours pas terminées et les demandes pressantes du Seigneur toujours non exaucées.
Madeleine regarde cette dernière apparition de la Croix environ quinze à dix-huit minutes, elle précisera : « cette merveilleuse lumière ne fait pas mal aux yeux, elle n’éblouit que l’esprit. »
Puis elle entend :
« Trouvez trois personnes et récitez ensemble le chapelet pour l’élévation de la Croix glorieuse, ici, à la limite du territoire de Dozulé. »
Le 21 décembre 1972 se termine donc la première vague d’apparitions de Dozulé, qui sera immédiatement suivie par une cinquantaine apparitions du Christ à la voyante Madeleine Aumont durant six ans.
0 Comments